{"id":1798,"date":"2022-12-02T07:30:47","date_gmt":"2022-12-02T07:30:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foodsovereignty.org\/the-ipc-fight-for-peasant-biodiversity-lands-in-montreal-for-the-cop15\/"},"modified":"2024-11-12T17:44:55","modified_gmt":"2024-11-12T17:44:55","slug":"the-ipc-fight-for-peasant-biodiversity-lands-in-montreal-for-the-cop15","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.foodsovereignty.org\/fr\/the-ipc-fight-for-peasant-biodiversity-lands-in-montreal-for-the-cop15\/","title":{"rendered":"Le combat d&rsquo;CIP pour la biodiversit\u00e9 paysanne se d\u00e9roule \u00e0 Montr\u00e9al pour la COP15"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\">Le briefing quotidien de la CIP depuis COP15<\/h2>\n<h3><\/h3>\n<h3><em><strong>Fin<\/strong> <strong>de la COP15<\/strong><\/em><\/h3>\n<p>La COP15 a failli \u00eatre qualifi\u00e9e de \u00ab\u00a0Copenhague de la biodiversit\u00e9\u00a0\u00bb, une r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9sobligeante \u00e0 la COP 2009 sur le climat, o\u00f9 les parties n&rsquo;ont pas r\u00e9ussi \u00e0 trouver un accord. En fin de compte, un accord a \u00e9t\u00e9 conclu \u00e0 Montr\u00e9al. Pr\u00e8s de 200 parties ont conclu un accord sur le Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 (CMB), un texte qui fixe quatre objectifs et 23 cibles pour stopper et inverser la perte de biodiversit\u00e9 d&rsquo;ici \u00e0 2030. Le GBF est le successeur des objectifs d&rsquo;Aichi, dont aucun n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 atteint, sur lesquels les pays se sont mis d&rsquo;accord en 2010. On pourrait esp\u00e9rer que des le\u00e7ons ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9es, mais pour parvenir \u00e0 un accord \u00e0 Montr\u00e9al, les objectifs du FBG ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9goci\u00e9s et r\u00e9duits \u00e0 un langage tellement vague et contradictoire qu&rsquo;il sera difficile de suivre les performances des parties de mani\u00e8re significative au fil des ans. Nous allons passer en revue certains d\u00e9tails, mais il convient tout d&rsquo;abord de noter qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une COP sans leaders mondiaux, car pratiquement tous les chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement ont choisi de ne pas se pr\u00e9senter, diminuant ainsi le poids politique de la conf\u00e9rence. Le gouvernement chinois lui-m\u00eame, qui devait accueillir le sommet qui s&rsquo;est finalement d\u00e9roul\u00e9 au Canada en raison des restrictions impos\u00e9es par la Chine en mati\u00e8re de pand\u00e9mie, a fait profil bas. Le CIP a particip\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 de la COP15 et a assist\u00e9 \u00e0 la seconde \u00e0 distance, faisant entendre la voix des petits producteurs alimentaires, des centaines de millions de personnes dans le monde qui jouent un r\u00f4le cl\u00e9 dans la pr\u00e9servation et la reproduction de la biodiversit\u00e9. Quel a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;accord ? L&rsquo;objectif 30&#215;30 fait la une des journaux. Il vise \u00e0 garantir que 30 % des \u00e9cosyst\u00e8mes terrestres et aquatiques se trouvent dans des zones prot\u00e9g\u00e9es d&rsquo;ici \u00e0 2030, bien que le texte ait \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9 par l&rsquo;inclusion de \u00ab\u00a0et d&rsquo;autres mesures efficaces de conservation par zone, en reconnaissant les territoires autochtones et traditionnels, le cas \u00e9ch\u00e9ant\u00a0\u00bb. Nous n&rsquo;\u00e9tions pas particuli\u00e8rement enthousiastes \u00e0 propos des \u00ab\u00a0zones prot\u00e9g\u00e9es\u00a0\u00bb, car nous savons que la meilleure fa\u00e7on de prot\u00e9ger et de respecter la biodiversit\u00e9 est de vivre en faisant partie du r\u00e9seau de la vie, et non pas en enfermant certaines parties du monde dans une \u00ab\u00a0forteresse de la conservation\u00a0\u00bb et en chassant les communaut\u00e9s locales ou les peuples autochtones de leurs terres et territoires coutumiers. C&rsquo;est le risque de l&rsquo;approche 30&#215;30, qui d\u00e9coule de l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;humanit\u00e9 et le reste de la nature sont des entit\u00e9s s\u00e9par\u00e9es. Une autre de nos pr\u00e9occupations est la suivante : qu&rsquo;en est-il des terres et des eaux en dehors des 30 % ? Les Parties croient-elles qu&rsquo;elles peuvent disposer des 70% restants pour continuer \u00e0 faire comme si de rien n&rsquo;\u00e9tait ? Il faudra de l&rsquo;argent pour atteindre bon nombre des objectifs, des milliards de dollars qui doivent \u00eatre d\u00e9tourn\u00e9s de l&rsquo;agriculture et de la p\u00eache industrielles et d&rsquo;autres industries extractives et nuisibles \u00e0 la biodiversit\u00e9, tout en orientant le soutien vers les petits producteurs alimentaires. Les ressources totales \u00e0 mobiliser par le biais du Fonds mondial pour la biodiversit\u00e9 s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 200 milliards de dollars d&rsquo;ici 2030, mais l&rsquo;argent public ne repr\u00e9sente que 10 % de ce chiffre, le reste \u00e9tant cens\u00e9 provenir de fonds priv\u00e9s et d&rsquo;entit\u00e9s philanthropiques. Cette approche est profond\u00e9ment erron\u00e9e. Nous ne pouvons pas confier le sort de la biodiversit\u00e9 plan\u00e9taire \u00e0 des particuliers et \u00e0 des institutions financi\u00e8res. Nous devons changer compl\u00e8tement de paradigme et d&rsquo;approche. Gr\u00e2ce aux efforts infatigables de la Bolivie, les \u00ab\u00a0actions centr\u00e9es sur la Terre M\u00e8re et les approches non bas\u00e9es sur le march\u00e9\u00a0\u00bb sont encourag\u00e9es dans l&rsquo;objectif 19, mais se situent de mani\u00e8re exasp\u00e9rante juste en dessous de la promotion de la mobilisation de fonds priv\u00e9s, du financement mixte et d&rsquo;autres fausses solutions capitalistes, notamment le \u00ab\u00a0paiement des services \u00e9cosyst\u00e9miques, les obligations vertes, les compensations et cr\u00e9dits de biodiversit\u00e9\u00a0\u00bb. Nous avons peut-\u00eatre exclu du texte final les \u00ab\u00a0solutions positives pour la nature\u00a0\u00bb et les \u00ab\u00a0solutions bas\u00e9es sur la nature\u00a0\u00bb, mais les compensations et les cr\u00e9dits sont au c\u0153ur des discours capitalistes actuels qui continuent de chercher \u00e0 transformer les crises en cascade de la perte de biodiversit\u00e9 et du changement climatique en opportunit\u00e9s financi\u00e8res pour quelques-uns. Parmi les bonnes nouvelles, l&rsquo;accord vise \u00e0 \u00e9liminer au moins 500 milliards de dollars de subventions consid\u00e9r\u00e9es comme n\u00e9fastes pour la biodiversit\u00e9. Cependant, aucune subvention sp\u00e9cifique n&rsquo;est mentionn\u00e9e apr\u00e8s que les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 celles li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 la p\u00eache aient \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9es du texte final. Une victoire importante est la promotion de l&rsquo;agro\u00e9cologie dans la <a href=\"https:\/\/www.cbd.int\/doc\/c\/e6d3\/cd1d\/daf663719a03902a9b116c34\/cop-15-l-25-en.pdf\">cible 10<\/a> apr\u00e8s des ann\u00e9es de plaidoyer soutenu de la part de l&rsquo;CIP. Cependant, les grands pays exportateurs &#8211; en particulier le Br\u00e9sil et l&rsquo;Argentine &#8211; ont fait pression, insistant pour que les Parties acceptent de mettre \u00ab\u00a0l&rsquo;intensification durable\u00a0\u00bb devant l&rsquo;agro\u00e9cologie comme condition pour inclure l&rsquo;agro\u00e9cologie dans la cible. La cible 10 est \u00e9galement celle o\u00f9 la promotion de la p\u00eache durable a trouv\u00e9 sa place. Le probl\u00e8me est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de distinction entre les communaut\u00e9s de p\u00eacheurs \u00e0 petite \u00e9chelle et les chalutiers industriels. Nous avons plaid\u00e9 pour que les communaut\u00e9s de p\u00eacheurs \u00e0 petite \u00e9chelle soient consid\u00e9r\u00e9es comme faisant partie du dialogue sur la gestion durable de la biodiversit\u00e9 en tant que titulaires de droits, au lieu d&rsquo;\u00eatre \u00e9loign\u00e9es de leurs territoires par des projets de conservation qui se transforment souvent en abus. Comme nous l&rsquo;avons r\u00e9cemment d\u00e9clar\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/environment\/2022\/dec\/10\/my-life-is-being-endangered-the-growing-struggle-against-fishing-bans?CMP=Share_AndroidApp_Other&amp;fbclid=IwAR3yNjJNvmHHdAZJS0oCz12g7ymZJlw-dBlFN83j6cERsLUMc2SwaY_OmxU\">The Guardian<\/a>, si les gouvernements se concentrent uniquement sur la cr\u00e9ation d&rsquo;aires marines prot\u00e9g\u00e9es, sans consulter les communaut\u00e9s de p\u00eacheurs \u00e0 petite \u00e9chelle, les impliquer activement ou leur confier la gestion directe, nous perdrons leur savoir unique, qui repr\u00e9sente une issue \u00e0 la crise, vers un monde o\u00f9 les humains vivent en harmonie avec la nature. Une question qui nous a particuli\u00e8rement int\u00e9ress\u00e9s est le d\u00e9bat en cours sur les ressources g\u00e9n\u00e9tiques et l&rsquo;information sur les s\u00e9quences num\u00e9riques (DSI). Nous suivons le processus de la CDB depuis 2018 et avons toujours fait pression pour sauvegarder les droits des agriculteurs \u00e0 la conservation et \u00e0 l&rsquo;utilisation durable des ressources phytog\u00e9n\u00e9tiques, ainsi que leur droit \u00e0 \u00eatre correctement r\u00e9compens\u00e9s pour l&rsquo;utilisation par l&rsquo;industrie d&rsquo;esp\u00e8ces s\u00e9lectionn\u00e9es et maintenues par les paysans, les communaut\u00e9s locales et les peuples autochtones. Nous constatons au contraire que la biodiversit\u00e9 agricole est souvent confisqu\u00e9e aux petits agriculteurs par les entreprises de semences et de biotechnologie, pour d\u00e9velopper des vari\u00e9t\u00e9s commerciales prot\u00e9g\u00e9es par des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. \u00c0 ce jour, il a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s difficile de mettre en place un m\u00e9canisme de partage des avantages qui puisse r\u00e9ellement fonctionner, et la num\u00e9risation croissante des ressources g\u00e9n\u00e9tiques et leur conversion en donn\u00e9es risquent de le rendre impossible. Les DSI, informations sur les s\u00e9quences num\u00e9riques, d\u00e9finissent les donn\u00e9es d\u00e9riv\u00e9es des ressources g\u00e9n\u00e9tiques. Ces donn\u00e9es peuvent \u00eatre stock\u00e9es dans des bases de donn\u00e9es publiques ou priv\u00e9es sans reconnaissance de leurs origines. Par exemple, les DSI d&rsquo;une vari\u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e et cultiv\u00e9e sur des terres indig\u00e8nes pourraient \u00eatre publi\u00e9es dans un journal en libre acc\u00e8s, puis utilis\u00e9es pour cr\u00e9er un m\u00e9dicament brevet\u00e9 sans avoir besoin de la plante elle-m\u00eame, et donc sans d\u00e9dommager les gardiens originaux de la plante pour cette \u00ab\u00a0invention\u00a0\u00bb. Le risque de la DSI, en d\u00e9finitive, est de l\u00e9gitimer et de l\u00e9galiser la biopiraterie. La bonne nouvelle est que, lors de la COP15 \u00e0 Montr\u00e9al, les parties ont accept\u00e9 de consid\u00e9rer les DSI comme des informations g\u00e9n\u00e9tiques et non comme de simples donn\u00e9es. Ils sont donc couverts par le protocole de Nagoya (qui pr\u00e9voit que les avantages d\u00e9coulant de l&rsquo;utilisation des ressources g\u00e9n\u00e9tiques sont \u00e9quitablement partag\u00e9s). Par cons\u00e9quent, l&rsquo;accord exige que les parties d\u00e9veloppent un m\u00e9canisme multilat\u00e9ral pour partager les avantages des DSI, y compris un fonds mondial. Cela devrait se faire dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, mais de grandes questions restent sans r\u00e9ponse : qui r\u00e9git le fonds ? Qui le remplira d&rsquo;argent ? Comment les avantages mon\u00e9taires et non mon\u00e9taires seront-ils distribu\u00e9s ? \u00c0 combien s&rsquo;\u00e9l\u00e8veront-elles ? Malgr\u00e9 ces lacunes, plusieurs pays africains se sont montr\u00e9s satisfaits du r\u00e9sultat. Les milieux universitaires et industriels, en revanche, se sont battus contre l&rsquo;accord, d\u00e9fendant le \u00ab\u00a0libre acc\u00e8s\u00a0\u00bb aux donn\u00e9es. Il est exasp\u00e9rant de voir des chercheurs plaider pour le \u00ab\u00a0libre acc\u00e8s\u00a0\u00bb aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques, sans tenir compte du fait que les r\u00e9sultats de leurs travaux provenant de sources en libre acc\u00e8s sont ensuite achet\u00e9s par quelques multinationales, couverts par des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et monopolis\u00e9s. Nous constatons avec inqui\u00e9tude la consolidation d&rsquo;un complexe intellectuel-industriel vou\u00e9 au profit plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral et au respect des droits des agriculteurs. Il y a beaucoup de travail \u00e0 faire. Mais nous sommes pr\u00eats \u00e0 faire notre part et \u00e0 faire pression pour la mise en \u0153uvre des parties les plus prometteuses du GBF. Pour un cadre qui \u00e9tait cens\u00e9 durer 10 ans &#8211; \u00e0 l&rsquo;origine, la COP15 devait avoir lieu en 2020, report\u00e9e en raison de la pand\u00e9mie &#8211; il ne reste plus que 8 ans pour atteindre les objectifs et les cibles. \u00c0 partir de l\u00e0, les pays se r\u00e9uniront tous les deux ans pour discuter des progr\u00e8s accomplis, et l&rsquo;IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversit\u00e9 et les services \u00e9cosyst\u00e9miques) rendra compte de ces progr\u00e8s. La prochaine COP abordera des sujets importants tels que l&rsquo;adoption de l&rsquo;agro\u00e9cologie au niveau mondial, le partage des b\u00e9n\u00e9fices et les DSI, l&rsquo;impact de l&rsquo;agriculture sur la biodiversit\u00e9 des sols, et bien plus encore. Et le CIP sera l\u00e0, une fois de plus, pour d\u00e9fendre les droits des petits producteurs alimentaires.<\/p>\n<h3><em><strong>Adieu \u00e0 Montr\u00e9al, mais la lutte continue&#8230;<\/strong><\/em><\/h3>\n<p>Il y a <strong>plusieurs fa\u00e7ons de mener une bataille<\/strong>, et dans ce cas Stefano et Tammi ont pris le chemin du retour, d&rsquo;o\u00f9 nous continuerons \u00e0 publier nos positions dans le quotidien ECO magazine \u00e0 la COP, ainsi qu&rsquo;\u00e0 \u00e9changer des id\u00e9es et des positions avec d&rsquo;autres organisations et avec certaines Parties dans <strong>l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir un r\u00e9sultat significatif pour le Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9<\/strong>. Hier soir, un groupe de contact a d\u00e9battu de <strong>l&rsquo;objectif 7<\/strong>, qui vise \u00e0 <strong>r\u00e9duire l&rsquo;utilisation des pesticides, des engrais et du plastique<\/strong> en raison de leurs cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur la biodiversit\u00e9. Lorsque le groupe s&rsquo;est termin\u00e9 un peu apr\u00e8s minuit, il avait <strong>d\u00e9cim\u00e9 l&rsquo;un des objectifs initiaux les plus ambitieux<\/strong>. \u00c0 l&rsquo;origine, l&rsquo;objectif 7 visait \u00e0 r\u00e9duire de deux tiers l&rsquo;utilisation des pesticides, d&rsquo;au moins la moiti\u00e9 l&rsquo;exc\u00e8s de nutriments perdus dans l&rsquo;environnement (par les engrais) et \u00e0 \u00e9radiquer compl\u00e8tement la pollution plastique. Lorsque les grands pays exportateurs ont termin\u00e9, le mot<strong> \u00ab\u00a0r\u00e9duire\u00a0\u00bb \u00e9tait entre parenth\u00e8ses, il y avait une proposition pour \u00ab\u00a0l&rsquo;utilisation judicieuse des pesticides\u00a0\u00bb et une autre pour que les parties \u00ab\u00a0agissent conform\u00e9ment aux r\u00e8gles de l&rsquo;OMC\u00a0\u00bb<\/strong>. Il semble que les puissants n\u00e9gociateurs des grands pays exportateurs du Sud doivent avoir une tactique pour introduire tant de terribles r\u00e9visions que les autres parties finiront par c\u00e9der sur des points plus importants, comme l&rsquo;inclusion\/exclusion de l&rsquo;agro\u00e9cologie ou de l&rsquo;UNDROP. Nous <strong>esp\u00e9rons vraiment que les Parties les plus ambitieuses et les plus concern\u00e9es \u00e9laborent des strat\u00e9gies<\/strong> pour faire face \u00e0 ces tactiques et tracent des lignes qu&rsquo;elles ne franchiront pas lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agira d&rsquo;\u00e9laborer un cadre permettant de <strong>stopper et d&rsquo;inverser la perte de biodiversit\u00e9<\/strong>. \u00c9crire ces lignes dans l&rsquo;a\u00e9roport de Montr\u00e9al donne d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre loin de l&rsquo;intensit\u00e9 de la COP, mais tout comme nous affirmons depuis longtemps la relation int\u00e9grale entre la nature et les humains, le r\u00f4le de la politique fait \u00e9galement partie int\u00e9grante de la soci\u00e9t\u00e9 humaine. Malheureusement, l&rsquo;adage selon lequel \u00ab\u00a0l&rsquo;avenir appartient \u00e0 ceux qui se pr\u00e9sentent\u00a0\u00bb est trop souvent vrai, malgr\u00e9 les in\u00e9galit\u00e9s entre les personnes qui peuvent se pr\u00e9senter (ou qui ont la possibilit\u00e9 de prendre la parole si elles le font). <strong>Le fait que nous soyons physiquement \u00e9loign\u00e9s ne signifie pas que nous nous s\u00e9parerons du processus de la COP<\/strong> ou de la gestion de ses r\u00e9sultats. Et si nous ne r\u00e9digerons pas de notes d&rsquo;information quotidiennes maintenant que nous sommes \u00e9loign\u00e9s, attendez-vous \u00e0 d&rsquo;autres mises \u00e0 jour au cours de la semaine \u00e0 venir, au fur et \u00e0 mesure que la COP se d\u00e9roulera.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">***<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><em>Notes de la COP15: huiti\u00e8me journ\u00e9e (10 d\u00e9cembre)<\/em><\/h3>\n<p>Enfin, notre temps de parole est arriv\u00e9 le 10 d\u00e9cembre, lorsque nous nous sommes adress\u00e9s \u00e0 la pl\u00e9ni\u00e8re avec la d\u00e9claration de la CIP faite par Tammi Jonas, de l&rsquo;Alliance australienne pour la souverainet\u00e9 alimentaire et du groupe de travail de la CIP sur la biodiversit\u00e9 agricole. Tammi a exhort\u00e9 les parties \u00e0 la COP15 \u00e0 inclure l&rsquo;UNDROP et les droits collectifs dans le cadre mondial de la biodiversit\u00e9 post-2020.<\/p>\n<h3><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Regardez la vid\u00e9o<\/strong><\/span><\/h3>\n<div class=\"media media-iframe\"><iframe loading=\"lazy\" title=\"Le CIP \u00e0 la CBD COP15 (10\/12\/2022)\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/lmTHHuG5O_4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<h3><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Lire la d\u00e9claration du CIP<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>Merci, Monsieur le Pr\u00e9sident. Je reconnais que nous sommes r\u00e9unis sur les terres non c\u00e9d\u00e9es de la nation Kanien&rsquo;k\u00e9ha ka. Je repr\u00e9sente les petits producteurs alimentaires en tant que membre du Comit\u00e9 International de Planification pour la Souverainet\u00e9 Alimentaire (IPC), et je suis moi-m\u00eame un petit agriculteur des terres non c\u00e9d\u00e9es des Djaara, aux a\u00een\u00e9s pass\u00e9s et pr\u00e9sents desquels je pr\u00e9sente mes respects, et je pr\u00e9sente mes respects \u00e0 tous les Peuples Autochtones ici pr\u00e9sents. Ici, vous d\u00e9battez de l&rsquo;agro\u00e9cologie. Dans notre ferme, nous pratiquons l&rsquo;agro\u00e9cologie. Dans le cadre de notre approche diversifi\u00e9e de la d\u00e9croissance, d&rsquo;enclos en en enclos, nous \u00e9levons du b\u00e9tail de race patrimoniale sur des p\u00e2turages diversifi\u00e9s, spongieux, vivants gr\u00e2ce aux mycorhizes et riches en carbone. Comme des centaines de millions d&rsquo;autres petits exploitants et de peuples indig\u00e8nes dans le monde, nous menons une vie en harmonie avec la nature, notre m\u00e8re la Terre. En tant que gardiens, nous conservons et utilisons de mani\u00e8re durable la biodiversit\u00e9 qui nous est confi\u00e9e et, en tant qu&rsquo;Australiens non indig\u00e8nes, nous partageons les b\u00e9n\u00e9fices de notre utilisation en versant un pourcentage de nos revenus aux Premi\u00e8res nations locales. Il s&rsquo;agit de la premi\u00e8re COP sur la biodiversit\u00e9 depuis la ratification de la D\u00e9claration des Nations unies sur les droits des paysans (UNDROP), et les petits producteurs alimentaires devraient \u00eatre respect\u00e9s en tant que d\u00e9tenteurs de droits en faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;UNDROP et \u00e0 l&rsquo;UNDRIP dans le nouveau cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 et la CDB. Chaque fois que les d\u00e9tenteurs du pouvoir ne respectent pas les droits humains et collectifs des meilleurs gardiens de la biodiversit\u00e9, vous manquez \u00e0 votre devoir de prot\u00e9ger la biodiversit\u00e9. Nous sommes assis dans ces r\u00e9unions en tant que personnes de la terre, pour la terre, \u00e9coutant de pr\u00e9tendus d\u00e9bats sur la terre et la vie, nous demandant ce qui se passera si vous continuez \u00e0 s\u00e9parer les gens de la nature avec de fausses solutions ? Qu&rsquo;est-ce que la nature pour chacun d&rsquo;entre vous ici? Certains proposent la DSI pour sauver la biodiversit\u00e9, comme si l&rsquo;on pouvait d\u00e9mat\u00e9rialiser notre M\u00e8re et la recoller en esp\u00e9rant qu&rsquo;elle fonctionne mieux. Transformer la nature en capital, c&rsquo;est tout sauf \u00ab\u00a0vivre en harmonie avec la nature\u00a0\u00bb. Les \u00ab\u00a0solutions fond\u00e9es sur la nature\u00a0\u00bb d\u00e9battues ici et \u00e0 la conf\u00e9rence des parties sur le climat inscrivent la nature sur un registre et la vendent ensuite aux pollueurs au d\u00e9triment de la biodiversit\u00e9, des terres et des droits des peuples autochtones, des petits producteurs alimentaires et des communaut\u00e9s locales. Nous sommes assis dans ces salles, t\u00e9moins sinistres de la cupidit\u00e9 d&rsquo;une poign\u00e9e de grands pays exportateurs et de leurs entreprises qui cherchent \u00e0 d\u00e9truire 30 ans d&rsquo;accords multilat\u00e9raux. Il est facile de comprendre pourquoi les plus puissants et les moins responsables pr\u00e9f\u00e8rent fixer des objectifs pour un soi-disant \u00ab\u00a0monde positif pour la nature\u00a0\u00bb plut\u00f4t que de parler de la Terre M\u00e8re. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire d&rsquo;enfermer les terres loin de ses gardiens attentifs comme le propose l&rsquo;objectif 30&#215;30, il faut la prot\u00e9ger de la cupidit\u00e9 des entreprises et des \u00c9tats. Lundi, nous avons entendu une dure v\u00e9rit\u00e9 de la part d&rsquo;un membre du groupe africain, qui a d\u00e9clar\u00e9:<\/p>\n<blockquote><p>Si nous avions simplement agi en fonction de ce que nous avons convenu au d\u00e9but de la Convention, nous n&rsquo;aurions pas la crise de la biodiversit\u00e9 dans laquelle nous nous trouvons. Nous ne sommes pas ici pour ren\u00e9gocier la Convention.<\/p><\/blockquote>\n<p>Nous vous demandons d&rsquo;arr\u00eater de jouer avec des parenth\u00e8ses et des phrases vides de sens, et de faire votre travail comme maman vous l&rsquo;a dit.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">***<\/h2>\n<h3><em><strong>COP15 &#8211; Sixi\u00e8me jour: 8 d\u00e9cembre 2022<\/strong><\/em><\/h3>\n<p>Un des principaux sujets de d\u00e9bat de la deuxi\u00e8me journ\u00e9e \u00e9tait de savoir <strong>s&rsquo;il fallait inclure l&rsquo;UNDROP ainsi que l&rsquo;UNDRIP<\/strong>. Vous pouvez consulter nos r\u00e9flexions sur ce d\u00e9bat dans nos briefings pr\u00e9c\u00e9dents et dans deux <a href=\"https:\/\/cbd-alliance.org\/en\/eco-65\/3\">des publications ECO<\/a> quotidiennes mises \u00e0 la disposition des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s ici \u00e0 la COP. Nous ajouterons seulement qu&rsquo;une partie a affirm\u00e9 \u00e0 tort que l&rsquo;UNDROP ne revendique pas de droits collectifs, mais seulement des droits individuels, alors que l&rsquo;UNDRIP revendique des droits collectifs. C&rsquo;est faux, et c&rsquo;est l&rsquo;un des nombreux exemples o\u00f9 le \u00ab\u00a0privil\u00e8ge des parties\u00a0\u00bb de dire ce qu&rsquo;elles veulent peut \u00eatre la fausse nouvelle qui conduit \u00e0 une prise de d\u00e9cision terrible. A l&rsquo;heure du d\u00e9jeuner, nous avons eu l&rsquo;occasion de participer \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement parall\u00e8le &#8211; <a href=\"https:\/\/futureoffood.org\/insights\/cop15-events\/\">Missing the Mark ? Les objectifs mondiaux en mati\u00e8re de biodiversit\u00e9 risquent d&rsquo;\u00e9chouer sans l&rsquo;agro\u00e9cologie et la biodiversit\u00e9 agricole<\/a> &#8211; organis\u00e9 par l&rsquo;Alliance mondiale pour l&rsquo;avenir de l&rsquo;alimentation. Aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;intervenants du Centre africain pour la biodiversit\u00e9, des Amis de la Terre International, de la Sociedad Cientifica Latinoamerica de Agroecologia (SOCLA) et d&rsquo;Agropolis, <strong>les membres du CIP Saul Vicente<\/strong> (Conseil international des trait\u00e9s indiens) et <strong>Tammi Jonas<\/strong> (Australian Food Sovereignty Alliance) ont <strong>parl\u00e9 de l&rsquo;agro\u00e9cologie sur le terrain<\/strong>, Ils ont a<strong>verti l&rsquo;auditoire qu&rsquo;il fallait se m\u00e9fier de la \u00a0\u00bb mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle \u00ab\u00a0<\/strong> de l&rsquo;agro\u00e9cologie et \u00eatre conscient de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un \u00e9quilibre entre la reconnaissance par l&rsquo;\u00c9tat (comme dans le Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9) et le fait de se rendre trop lisible pour l&rsquo;\u00c9tat, ce qui nous expose \u00e0 une perte d&rsquo;autonomie suppl\u00e9mentaire. Georgina a rappel\u00e9 \u00e0 tous que l&rsquo;IPBES a identifi\u00e9 cinq causes directes de perte de biodiversit\u00e9, et que l&rsquo;agro\u00e9cologie peut en traiter quatre : le changement d&rsquo;utilisation des terres, la pollution, l&rsquo;utilisation et l&rsquo;exploitation des ressources naturelles, le changement climatique), ce qui rend \u00e9vidente la raison pour laquelle <strong>l&rsquo;agro\u00e9cologie devrait \u00eatre incluse dans le GBF<\/strong>. Nous avons eu le plaisir d&rsquo;entendre la directrice g\u00e9n\u00e9rale des affaires mondiales du minist\u00e8re mexicain des affaires \u00e9trang\u00e8res, la n\u00e9gociatrice en chef du Mexique pour le climat et la biodiversit\u00e9, Camila Zepeda, qui a clairement <strong>exprim\u00e9 le soutien du Mexique \u00e0 l&rsquo;agro\u00e9cologie<\/strong> et a parl\u00e9 de la Coalition pour l&rsquo;agro\u00e9cologie, qui compte d\u00e9sormais plus de 40 \u00c9tats membres et 79 ONG et OIG. La session du soir (de 19h30 \u00e0 22h30, bien qu&rsquo;elle ne se soit termin\u00e9e que vers 23h) a failli briser vos militants fatigu\u00e9s, car nous avons endur\u00e9 un groupe de contact d\u00e9battant des r\u00e9sultats du dernier organe subsidiaire charg\u00e9 de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA), apparemment avec tr\u00e8s peu de connaissances scientifiques ou techniques dans la salle. La session \u00e9tait enti\u00e8rement concentr\u00e9e sur un point de l&rsquo;ordre du jour : un examen du rapport de la r\u00e9union de mai 2021 sur l&rsquo;Initiative internationale pour la conservation et l&rsquo;utilisation durable de la biodiversit\u00e9 des sols et le plan d&rsquo;action actualis\u00e9. Dans ce genre de situation, le secr\u00e9tariat fournit un rapport \u00e9crit comprenant les points de vue divergents entre les redoutables crochets. <strong>En raison des r\u00e8gles de Chatham House des groupes de contact, nous n&rsquo;avons pas la libert\u00e9 de partager nos photos des r\u00e9visions textuelles ni de nommer les parties<\/strong>, mais nous partageons ci-dessous les points saillants de quelques heures atroces pass\u00e9es \u00e0 \u00e9couter non seulement des oligarques r\u00e9duire politiquement un rapport scientifique afin de pouvoir maintenir de nombreuses pratiques non durables, mais aussi une ignorance abrutissante de la part de certaines parties qui a <strong>conduit \u00e0 une d\u00e9prime du plan d&rsquo;action pour la biodiversit\u00e9 des sols<\/strong>.<\/p>\n<h4><strong>Agro\u00e9cologie contre \u00ab\u00a0Intensification durable\u00a0\u00bb.<\/strong><\/h4>\n<p>Le texte original proposait les options suivantes : [agro\u00e9cologie et intensification \u00e9cologique] \/ [pratiques agricoles durables identifi\u00e9es par l&rsquo;IPBES] \/ [<strong>agro\u00e9cologie et intensification durable<\/strong>]. Les parties qui ont rejoint la Coalition pour l&rsquo;agro\u00e9cologie se sont prononc\u00e9es en faveur de l&rsquo;agro\u00e9cologie et la plupart d&rsquo;entre elles ont souhait\u00e9 la suppression de l'\u00a0\u00bbintensification durable\u00a0\u00bb. Cependant, avec les suspects habituels (les grands pays exportateurs) s&rsquo;opposant fermement \u00e0 l&rsquo;agro\u00e9cologie et \u00e0 l&rsquo;intensification durable, il y a finalement eu <strong>une impasse<\/strong>, et la derni\u00e8re option a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9e entre parenth\u00e8ses pour un d\u00e9bat ult\u00e9rieur en pl\u00e9ni\u00e8re.<\/p>\n<h4><strong>R\u00e9duction des produits agrochimiques par rapport au \u00ab\u00a0risque d&rsquo;utilisation\u00a0\u00bb.<\/strong><\/h4>\n<p>L&rsquo;un des points d&rsquo;action \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;origine ax\u00e9 sur les \u00ab\u00a0proc\u00e9dures d&rsquo;\u00e9valuation des risques fond\u00e9es sur la science\u00a0\u00bb d&rsquo;une liste de produits agrochimiques (antibiotiques, pesticides et engrais, par exemple), avec une tentative entre crochets de r\u00e9duire [la production et l&rsquo;utilisation d&rsquo;engrais synth\u00e9tiques]. Alors que l&rsquo;une des parties a \u00e9voqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises les obligations des parties envers l&rsquo;OMC (et a admis par la suite qu&rsquo;elle <strong>avait travaill\u00e9 pour l&rsquo;OMC<\/strong>), une autre a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;elle ne voyait pas comment son pays pouvait r\u00e9duire l&rsquo;utilisation des engrais, et qu&rsquo;il ne pouvait donc pas \u00eatre inclus. Ils ont d&rsquo;abord <strong>supprim\u00e9 [r\u00e9duire la production]<\/strong>, puis <strong>[r\u00e9duire l&rsquo;utilisation] a \u00e9t\u00e9 r\u00e9trograd\u00e9 en \u00ab\u00a0r\u00e9duire le risque d&rsquo;utilisation\u00a0\u00bb<\/strong>. La tendance \u00e0 supprimer la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la production et \u00e0 maintenir la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;utilisation &#8211; par exemple, les entreprises n&rsquo;ont pas besoin de r\u00e9duire la production, il suffit d&rsquo;amener les agriculteurs \u00e0 utiliser moins d&rsquo;engrais (comment sont vos calculs ?) &#8211; est venue du Nord, tandis que les tentatives de rejeter la r\u00e9duction de l&rsquo;utilisation sont venues du Sud. <strong>Le cycle colonial de l&rsquo;exploitation, de la d\u00e9vastation \u00e9cologique et de l&rsquo;abandon des d\u00e9g\u00e2ts au Sud se poursuit.<\/strong> C&rsquo;est comme si ces n\u00e9gociateurs, dont beaucoup ont travaill\u00e9 sur le Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9, plus ambitieux, actuellement en cours de n\u00e9gociation, \u00e9taient arriv\u00e9s dans cette salle en se disant \u00ab\u00a0ouf ! Dieu merci, cette histoire de cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 est termin\u00e9e et nous pouvons revenir \u00e0 la normale !<\/p>\n<h4 style=\"text-align: left;\"><strong>Quel est le rapport entre le sol et la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre de l&rsquo;homme ?<\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: left;\">L&rsquo;action la plus scandaleuse de la journ\u00e9e a peut-\u00eatre aussi d\u00e9montr\u00e9 le risque s\u00e9rieux que repr\u00e9sentent les personnes qui <strong>ne pensent pas en termes de syst\u00e8mes pour notre avenir<\/strong>, lorsque les crises sont si profond\u00e9ment li\u00e9es entre elles. Une action qui pourrait aboutir \u00e0 une plus grande s\u00e9curit\u00e9 alimentaire (ainsi qu&rsquo;\u00e0 une multitude d&rsquo;autres avantages des approches bas\u00e9es sur les \u00e9cosyst\u00e8mes, tels que la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la r\u00e9duction du risque de p\u00e9nurie d&rsquo;eau), a \u00e9t\u00e9 ray\u00e9e [s\u00e9curit\u00e9 alimentaire] lorsqu&rsquo;un <strong>grand pays exportateur a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;il ne pensait pas que la biodiversit\u00e9 des sols avait quoi que ce soit \u00e0 voir avec la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire<\/strong>, et que nous devrions rester concentr\u00e9s sur le mandat de la CDB (conserver et utiliser durablement la biodiversit\u00e9, et partager les avantages de l&rsquo;utilisation avec les gardiens traditionnels). Cette veine a continu\u00e9 \u00e0 saigner lorsqu&rsquo;une autre proposition d&rsquo;action reliant la biodiversit\u00e9 des sols \u00e0 [la sant\u00e9 et au bien-\u00eatre de l&rsquo;homme] a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e. Les m\u00eames acteurs ouvertement odieux ont d\u00e9clar\u00e9 que le sol n&rsquo;avait rien \u00e0 voir avec la sant\u00e9 humaine, et l&rsquo;un d&rsquo;eux a demand\u00e9 des \u00ab\u00a0preuves scientifiques\u00a0\u00bb. <strong>L&rsquo;id\u00e9e que la sant\u00e9 humaine n&rsquo;est pas li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 du sol ressemble \u00e0 un Trumpisme<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Notez que le rapport 2020 de la FAO sur<a href=\"https:\/\/www.fao.org\/documents\/card\/en\/c\/cb1928en\/\"> l&rsquo;\u00e9tat des connaissances sur la biodiversit\u00e9 des sols<\/a>, de 616 pages, qui a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 avec les documents de r\u00e9union examin\u00e9s par les membres de l&rsquo;OSASTT, offre de nombreuses preuves de la relation entre la biodiversit\u00e9 et la sant\u00e9 des sols et la sant\u00e9 de tous les aspects des \u00e9cosyst\u00e8mes. Il suffit d&rsquo;une seule citation pour avoir une id\u00e9e de la quantit\u00e9 de preuves fournies \u00e0 ce groupe \u00ab\u00a0scientifique\u00a0\u00bb :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00ab\u00a0<em> En outre, le biote du sol d\u00e9compose les contaminants tels que les pesticides (Fenner et al., 2013), produit des antibiotiques (Nesme et al., 2014), nettoie l&rsquo;eau qui percole \u00e0 travers le profil du sol et emp\u00eache la lixiviation des nutriments dans les eaux souterraines et les eaux potables (Bender et van der Heijden, 2016). Ainsi, il est important de consid\u00e9rer que les organismes du sol jouent de multiples r\u00f4les dans les \u00e9cosyst\u00e8mes et influencent de multiples fonctions des \u00e9cosyst\u00e8mes (multifonctionnalit\u00e9). (<a href=\"https:\/\/www.fao.org\/3\/cb1928en\/cb1928en.pdf\">FAO 2020<\/a>)<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>Nous avons quitt\u00e9 la derni\u00e8re session en \u00e9tant totalement d\u00e9go\u00fbt\u00e9s par le niveau du d\u00e9bat<\/strong>. Nous trouvons maintenant un certain soulagement \u00e0 \u00e9crire des choses que nous ne sommes pas autoris\u00e9s \u00e0 dire pendant<strong> que des personnes n&rsquo;ayant pas \u00e0 c\u0153ur les int\u00e9r\u00eats du monde font de leur mieux pour entra\u00eener ce travail dans le caniveau. Bien que nous comprenions que la situation soit compliqu\u00e9e pour ceux qui souhaitent r\u00e9ellement voir un monde o\u00f9 nous vivons en harmonie avec la nature, nous les exhortons \u00e0 s&rsquo;exprimer &#8211; utilisez le privil\u00e8ge de votre propre parti pour dire ce qu&rsquo;il faut pour arr\u00eater et inverser la perte de biodiversit\u00e9 MAINTENANT.<\/strong><\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">***<\/h2>\n<h3><em><strong>Notes de la COP15: cinqui\u00e8me jour (7 d\u00e9cembre)<\/strong><\/em><\/h3>\n<p>Nous avons commenc\u00e9 t\u00f4t ce mercredi, <strong>premier jour de la 15e Conf\u00e9rence des Parties<\/strong> (COP15) ici \u00e0 Montr\u00e9al. Nous sommes arriv\u00e9s avant 8 heures du matin au cas o\u00f9 les files d&rsquo;attente \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 seraient longues, car le nombre de participants a consid\u00e9rablement augment\u00e9 pour la COP, et bien s\u00fbr la ville s&rsquo;est (sur)pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 des protestations pour ce premier jour. Le rituel du \u00ab\u00a0port du masque, retrait du chapeau, du manteau et de l&rsquo;\u00e9charpe, mise en place du badge, pr\u00e9sentation d&rsquo;un test RAT n\u00e9gatif, sortie des ordinateurs des sacs et passage de la s\u00e9curit\u00e9, remballage du sac, \u00ab\u00a0on y va\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb est devenu assez familier, voire familier. Comme nous l&rsquo;avons expliqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, la premi\u00e8re semaine a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par les derni\u00e8res r\u00e9unions du groupe de travail \u00e0 composition non limit\u00e9e (GTCNL), apr\u00e8s quatre ann\u00e9es de r\u00e9unions de ce type, auxquelles se sont ajout\u00e9es plusieurs r\u00e9unions des deux sous-comit\u00e9s techniques (SBSTTA et SBI). En th\u00e9orie, tout ce travail \u00ab\u00a0d&rsquo;experts\u00a0\u00bb aurait pu d\u00e9boucher sur une \u00e9bauche relativement propre du Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 en vue de sa n\u00e9gociation finale et de son approbation lors de la CdP. En r\u00e9alit\u00e9, <strong>nous avons un texte plein de crochets qui repr\u00e9sente un d\u00e9fi majeur pour parvenir \u00e0 un consensus<\/strong> au cours des deux prochaines semaines. La journ\u00e9e de mercredi a d\u00e9but\u00e9 par les commentaires d&rsquo;ouverture d&rsquo;Inger Andersen, directrice ex\u00e9cutive du Programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement (PNUE). Dans la lign\u00e9e de l&rsquo;appel \u00e0 l&rsquo;action lanc\u00e9 par M. Guterres, Mme Andersen a parl\u00e9 des \u00ab\u00a0cinq cavaliers de l&rsquo;apocalypse\u00a0\u00bb et a exhort\u00e9 les parties \u00e0 \u00ab\u00a0supprimer les crochets\u00a0\u00bb du texte contest\u00e9 du cadre. Nous esp\u00e9rons que le rappel d&rsquo;Andersen que nous sommes \u00ab\u00a0plong\u00e9s dans la triple crise plan\u00e9taire\u00a0\u00bb &#8211; de la perte de biodiversit\u00e9, du changement climatique, de la pollution et des d\u00e9chets &#8211; incitera les pays les plus r\u00e9calcitrants et les plus int\u00e9ress\u00e9s (principalement les grands exportateurs) \u00e0 prendre des mesures un peu plus altruistes. Le Forum international des indig\u00e8nes pour la biodiversit\u00e9 (FIIB) s&rsquo;est exprim\u00e9 avec force dans sa d\u00e9claration d&rsquo;ouverture, demandant que les \u00ab\u00a0principes fondamentaux\u00a0\u00bb de la section B du GBF incluent l&rsquo;UNDRIP, le FPIC et leurs droits \u00e0 la terre et aux territoires. Leur liste claire de demandes incluait la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une solution \u00e0 la DSI qui <strong>garantisse le droit aux connaissances traditionnelles et aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques, et un cadre qui assure leur pleine participation \u00e0 la gouvernance et \u00e0 la prise de d\u00e9cision<\/strong>. Le <strong>CIP n&rsquo;a pas eu l&rsquo;occasion de s&rsquo;exprimer<\/strong> au nom des petits producteurs de denr\u00e9es alimentaires, car nous ne sommes toujours pas un groupe identifi\u00e9 au sein de la CDB, comme nous l&rsquo;avons signal\u00e9. <strong>Nous avons publi\u00e9 notre d\u00e9claration sur le site de la CDB, et nous la partageons ici :<\/strong><\/p>\n<h4><strong>D\u00e9claration liminaire du Comit\u00e9 international de planification pour la souverainet\u00e9 alimentaire<\/strong><\/h4>\n<p>Merci, monsieur le pr\u00e9sident. Je reconnais que nous sommes r\u00e9unis sur les terres de la nation Kanien&rsquo;k\u00e9ha. Je m&rsquo;appelle Tammi Jonas, je suis un petit agriculteur des terres non c\u00e9d\u00e9es de Djaara, dont je salue les a\u00een\u00e9s pass\u00e9s et pr\u00e9sents. Je pr\u00e9sente \u00e9galement mes respects \u00e0 tous les peuples autochtones pr\u00e9sents ici. Je repr\u00e9sente ici le Comit\u00e9 international de planification pour la souverainet\u00e9 alimentaire, une alliance mondiale de petits producteurs alimentaires. Lundi, nous avons entendu une dure v\u00e9rit\u00e9 de la part d&rsquo;un membre du groupe africain, qui a d\u00e9clar\u00e9 :<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Si nous avions simplement agi selon ce que nous avons convenu au d\u00e9but de la Convention, nous n&rsquo;aurions pas la crise de la biodiversit\u00e9 que nous connaissons. Nous ne sommes pas ici pour ren\u00e9gocier la Convention.<\/em><\/p>\n<p>Alors que certains d&rsquo;entre nous vivent la sixi\u00e8me extinction de masse de la plan\u00e8te, la biodiversit\u00e9 agricole dispara\u00eet. L&rsquo;agriculture, la sylviculture et la p\u00eache industrielles utilisent des semences, des arbres, des races et des esp\u00e8ces aquatiques propri\u00e9taires homog\u00e8nes, \u00e9lev\u00e9s et\/ou g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s pour inclure des traits limit\u00e9s, con\u00e7us pour \u00eatre utiles \u00e0 l&rsquo;industrie plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 la Terre M\u00e8re et \u00e0 tous ses enfants humains et plus qu&rsquo;humains. Nous avons vu comment certains gouvernements permettent aux entreprises de subvertir les objectifs de la Convention en utilisant le DSI, o\u00f9 elles peuvent acc\u00e9der aux semences dans le cadre du syst\u00e8me multilat\u00e9ral sans aucune r\u00e8gle. <strong>Avant le partage des avantages, nous voulons des r\u00e8gles qui garantissent que nos semences ou leurs caract\u00e8res natifs ne sont pas brevet\u00e9s ou utilis\u00e9s d&rsquo;une mani\u00e8re qui emp\u00eacherait nos droits de les utiliser, de les conserver, de les \u00e9changer ou de les vendre<\/strong>. La production et la consommation alimentaires incarnent notre interrelation avec la nature. <strong>L&rsquo;agro\u00e9cologie respecte et nourrit ces relations complexes, et la promotion de l&rsquo;agro\u00e9cologie dans le Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 est essentielle pour mettre en \u0153uvre une approche coh\u00e9rente de la conservation<\/strong>. Dans ma ferme, nous pratiquons l&rsquo;agro\u00e9cologie. Dans le cadre de notre approche diversifi\u00e9e et ax\u00e9e sur la d\u00e9croissance, nous \u00e9levons des porcs et des bovins de race patrimoniale Large Black sur des p\u00e2turages diversifi\u00e9s, spongieux et vivants gr\u00e2ce aux mycorhizes et riches en carbone organique du sol (jusqu&rsquo;\u00e0 8 %). Comme des centaines de millions d&rsquo;autres petits exploitants dans le monde, vivant une vie commune avec la nature, nous conservons et utilisons de mani\u00e8re durable la biodiversit\u00e9 dont nous avons la charge et, en tant qu&rsquo;Australiens non indig\u00e8nes, nous partageons les avantages de cette utilisation durable en versant un pourcentage de nos revenus aux Premi\u00e8res nations locales. La CDB ne reconna\u00eet pas les petits producteurs alimentaires, qui sont des d\u00e9tenteurs de droits en vertu de la d\u00e9claration des Nations unies sur les droits des paysans (UNDROP). Il s&rsquo;agit de la premi\u00e8re COP sur la biodiversit\u00e9 depuis que l&rsquo;UNDROP a \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9e en 2018, et <strong>les petits exploitants doivent b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une plus grande reconnaissance et protection en faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;UNDROP dans le nouveau cadre mondial de la biodiversit\u00e9<\/strong>. Chacun dans cette salle sait l&rsquo;urgence \u00e0 laquelle nous sommes confront\u00e9s pour stopper et inverser la perte de biodiversit\u00e9. Les parties doivent se souvenir de leur responsabilit\u00e9 envers les g\u00e9n\u00e9rations futures au cours de ces journ\u00e9es, et mettre de c\u00f4t\u00e9<strong> les int\u00e9r\u00eats nationaux \u00e9troits pour le plus grand bien<\/strong>.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">***<\/h2>\n<h3><em><strong>Notes de la COP15: quatri\u00e8me jour (6 d\u00e9cembre)<\/strong><\/em><\/h3>\n<p>La journ\u00e9e a commenc\u00e9 par une r\u00e9union en ligne avec les membres du <a href=\"https:\/\/www.foodsovereignty.org\/fr\/working_groups\/biodiversity\/\"><strong>groupe de travail du CIP sur la biodiversit\u00e9 agricole<\/strong><\/a> qui n&rsquo;ont pas pu se joindre \u00e0 nous cette semaine \u00e0 Montr\u00e9al. Nous avons mis \u00e0 jour l&rsquo;\u00e9quipe sur les d\u00e9tails au-del\u00e0 de ce que nous avons racont\u00e9 dans nos briefings quotidiens et avons \u00e9labor\u00e9 ensemble une strat\u00e9gie pour traiter au mieux les questions les plus importantes de <strong>notre agenda<\/strong>:<\/p>\n<ul>\n<li>veiller \u00e0 ce que <strong>les petits producteurs alimentaires soient reconnus et prot\u00e9g\u00e9s<\/strong> pour leur\/notre r\u00f4le de gardiens de la biodiversit\u00e9 dans les agro-\u00e9cosyst\u00e8mes dans le cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 (GBF), en faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;UNDROP et en cr\u00e9ant un groupe d&rsquo;int\u00e9r\u00eat au sein des processus de la CDB;<\/li>\n<li>La <strong>promotion des principes et des approches agro\u00e9cologiques<\/strong> dans le GBF, en particulier dans la cible 10;<\/li>\n<li>La <strong>r\u00e9glementation de DSI<\/strong> afin de prot\u00e9ger les droits des petits exploitants sur leurs semences et de garantir le partage des avantages lorsque les connaissances traditionnelles et\/ou les ressources g\u00e9n\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 obtenues avec le CLIP.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Nous avons ensuite eu un peu de temps pour nous promener dans le Vieux Montr\u00e9al pour un repas pendant que nous \u00e9crivions notre briefing quotidien et que nous nous pr\u00e9parions pour la d\u00e9claration d&rsquo;ouverture du lendemain \u00e0 la COP par le CIP. Ensuite, nous sommes retourn\u00e9s dans la <strong>forteresse qu&rsquo;est le Centre des congr\u00e8s<\/strong> &#8211; un p\u00e2t\u00e9 de maisons entier o\u00f9 nous nous rencontrons est <strong>compl\u00e8tement entour\u00e9 de barricades<\/strong>, la police s&rsquo;\u00e9tant pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 des protestations contre la COP. Nous avons eu quelques discussions pour savoir si nous allions rejoindre les manifestants ou rester \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, le risque de ne pas \u00eatre autoris\u00e9s \u00e0 rejoindre les r\u00e9unions \u00e9tant soigneusement \u00e9valu\u00e9 par rapport \u00e0 la question sans fin de savoir ce que nous pouvons accomplir de l&rsquo;int\u00e9rieur de toute fa\u00e7on&#8230; La <a href=\"https:\/\/enb.iisd.org\/un-biodiversity-conference-oewg5-cbd-cop15-06Dec2022\"><strong>c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;ouverture<\/strong><\/a> a accueilli environ 1000 personnes &#8211; partis, organisations des Nations unies, OIG, ONG, organisations du secteur priv\u00e9, peuples autochtones et communaut\u00e9s locales, femmes et jeunes. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 accueillis par Sid Hill, chef de la nation onondaga Tadodaho, qui a insist\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 \u00ab\u00a0d&rsquo;unir nos esprits et d&rsquo;agir ensemble\u00a0\u00bb, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a souhait\u00e9 la bienvenue \u00e0 la d\u00e9l\u00e9gation et l&rsquo;a exhort\u00e9e \u00e0 prendre des mesures \u00e9nergiques pour stopper et inverser la perte de biodiversit\u00e9. Au milieu de l&rsquo;accueil de M. Trudeau, <strong>un groupe de jeunes autochtones de la c\u00f4te ouest du Canada a manifest\u00e9 dans la salle pl\u00e9ni\u00e8re<\/strong> pour r\u00e9clamer des droits fonciers et la justice pour les Premi\u00e8res nations, sous les applaudissements nourris de la majorit\u00e9 des personnes pr\u00e9sentes. Le <a href=\"https:\/\/www.un.org\/sg\/en\/content\/sg\/speeches\/2022-12-06\/secretary-generals-remarks-the-un-biodiversity-conference-%E2%80%94-cop15\"><strong>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ONU, Antonio Guterres<\/strong><\/a>, s&rsquo;est ensuite adress\u00e9 \u00e0 la salle et a prononc\u00e9 une oraison \u00e9mouvante, commen\u00e7ant par les mots suivants:<\/p>\n<blockquote><p>La nature est la meilleure amie de l&rsquo;humanit\u00e9. Sans la nature, nous n&rsquo;avons rien. Sans la nature, nous ne sommes rien. La nature est notre syst\u00e8me de survie.<\/p><\/blockquote>\n<p>Nous avons \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement impressionn\u00e9s par les paroles plus f\u00e9roces de M. Guterres, qui a d\u00e9clar\u00e9,<\/p>\n<blockquote><p>Les soci\u00e9t\u00e9s multinationales remplissent leurs comptes en banque tout en vidant notre monde de ses dons naturels. Les \u00e9cosyst\u00e8mes sont devenus les jouets du profit. Avec notre app\u00e9tit sans fin pour une croissance \u00e9conomique incontr\u00f4l\u00e9e et in\u00e9gale, l&rsquo;humanit\u00e9 est devenue une arme d&rsquo;extinction massive.<\/p><\/blockquote>\n<p>Cependant, alors que la plupart des membres du public nouvellement arriv\u00e9s applaudissaient, nous applaudissions avec des sentiments mitig\u00e9s. Nous savions qu&rsquo;une fois les grandes ambitions affich\u00e9es par les dirigeants mondiaux, la t\u00e2che de d\u00e9finir le programme de biodiversit\u00e9 pour les dix prochaines ann\u00e9es reviendrait entre les mains de n\u00e9gociateurs envoy\u00e9s pour d\u00e9fendre des <strong>int\u00e9r\u00eats nationaux \u00e9troits<\/strong>. La c\u00e9r\u00e9monie s&rsquo;est termin\u00e9e par une s\u00e9rie de magnifiques repr\u00e9sentations des Premi\u00e8res nations et des colons traditionnels &#8211; avec un duo particuli\u00e8rement saisissant compos\u00e9 d&rsquo;incroyables chanteurs de gorge. La r\u00e9ception de bienvenue nous a permis de retrouver d&rsquo;anciens camarades et de nouveaux coll\u00e8gues, de r\u00e9fl\u00e9chir aux n\u00e9gociations de la semaine \u00e9coul\u00e9e et aux quatre ann\u00e9es qui nous ont men\u00e9s jusqu&rsquo;ici, et de nous concentrer sur la mani\u00e8re d&rsquo;influencer le processus \u00e0 venir plut\u00f4t que de sp\u00e9culer sur la gravit\u00e9 du pire des parties.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">***<\/h2>\n<h3><em><strong>Notes de la COP15: troisi\u00e8me jour (5 d\u00e9cembre)<\/strong><\/em><\/h3>\n<blockquote><p>Si nous avions agi comme convenu au d\u00e9but de la Convention, nous n&rsquo;aurions pas la crise de la biodiversit\u00e9 que nous connaissons.<\/p><\/blockquote>\n<p>C&rsquo;est sur ces mots d&rsquo;un sage du groupe africain que nous avons entam\u00e9 <strong>une nouvelle journ\u00e9e de n\u00e9gociations atroces<\/strong>. L&rsquo;<strong>Objectif C du Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9<\/strong> (CMB) concerne le <strong>partage des avantages de l&rsquo;acc\u00e8s aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques<\/strong> des peuples autochtones et aux connaissances traditionnelles qui leur sont associ\u00e9es. Pour donner aux lecteurs une id\u00e9e de la fa\u00e7on dont les pays d\u00e9battent de certains des droits inscrits dans la D\u00e9claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP), certains ont voulu rejeter le langage de la mise en \u0153uvre du partage des avantages \u00ab\u00a0<strong>conform\u00e9ment \u00e0<\/strong>\u00a0\u00bb des instruments juridiques tels que l&rsquo;UNDRIP, et le remplacer plut\u00f4t par \u00ab\u00a0<strong>en tenant compte<\/strong>\u00a0\u00bb de l&rsquo;UNDRIP, etc. Imaginez que vous \u00eates au volant de votre voiture et que vous \u00eates arr\u00eat\u00e9 pour avoir d\u00e9pass\u00e9 de deux fois la limite de vitesse. La police vous dit que vous ne rouliez pas \u00e0 la vitesse autoris\u00e9e. Vous r\u00e9pondez : \u00ab\u00a0Monsieur l&rsquo;agent, j&rsquo;en ai tenu compte et j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de ne pas en tenir compte\u00a0\u00bb. Trop de pays dans le monde tentent ainsi de rejeter \u00e0 tout bout de champ les m\u00e9canismes de responsabilit\u00e9, et c&rsquo;est la raison pour laquelle nous nous trouvons au milieu des multiples crises auxquelles nous sommes confront\u00e9s aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;<strong>Objectif 10<\/strong> est central pour notre mouvement, car il se concentre sur la mani\u00e8re de <strong>changer la production de nourriture et de fibres<\/strong> (en ignorant la transformation, la distribution et la consommation). Actuellement, l&rsquo;objectif est le suivant:<\/p>\n<blockquote><p>Veiller \u00e0 ce que [toutes] les zones d&rsquo;agriculture, d&rsquo;aquaculture, [de p\u00eache], de sylviculture [et autres utilisations productives] soient g\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re durable, notamment par l&rsquo;utilisation durable de la biodiversit\u00e9, en contribuant \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 [\u00e0 long terme], \u00e0 la productivit\u00e9 et \u00e0 la r\u00e9silience de ces syst\u00e8mes de production, en conservant et en restaurant la biodiversit\u00e9 et en maintenant la contribution de la nature aux populations, y compris les services et fonctions des \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p><\/blockquote>\n<p>La discussion a tourn\u00e9 autour du terme \u00ab\u00a0<strong>long terme<\/strong>\u00a0\u00bb et de son lien avec \u00ab\u00a0<strong>efficacit\u00e9 et productivit\u00e9<\/strong>\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0<strong>r\u00e9silience<\/strong>\u00ab\u00a0. Il a \u00e9t\u00e9 gratifiant de voir plusieurs pays exprimer leur inqui\u00e9tude quant au fait que le terme \u00ab\u00a0long terme\u00a0\u00bb \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0efficacit\u00e9\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0productivit\u00e9\u00a0\u00bb, notant qu&rsquo;il devrait s&rsquo;agir de \u00ab\u00a0r\u00e9silience\u00a0\u00bb, qui sous-tendrait la productivit\u00e9 \u00e0 long terme. <strong>Certains des grands pays exportateurs ont exprim\u00e9 le souhait d&rsquo;abandonner le terme \u00ab\u00a0long terme\u00a0\u00bb<\/strong>, arguant que si l&rsquo;accent est mis sur la productivit\u00e9, la r\u00e9silience suivra, malgr\u00e9 toutes les preuves du contraire. Nous avons \u00e9t\u00e9 ravis lorsqu&rsquo;un d\u00e9fenseur de la Terre nourrici\u00e8re a fait revenir les \u00ab\u00a0<strong>principes agro-\u00e9cologiques et autres principes favorables \u00e0 la biodiversit\u00e9<\/strong>\u00a0\u00bb du texte de Nairobi, qui avaient \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s par le groupe informel dont nous vous avons parl\u00e9 dans notre expos\u00e9 du premier jour. Alors que de nombreuses parties se sont exprim\u00e9es en faveur de cet ajout, la joie a \u00e9t\u00e9 suivie de la consternation lorsqu&rsquo;un grand pays exportateur du Sud a utilis\u00e9 l&rsquo;une de ses tactiques de n\u00e9gociation obstructionnistes habituelles pour sugg\u00e9rer que la seule fa\u00e7on d&rsquo;inclure l&rsquo;agro\u00e9cologie et de maintenir \u00ab\u00a0la coh\u00e9rence et l&rsquo;\u00e9quilibre\u00a0\u00bb \u00e9tait de ramener \u00e9galement sa <strong>liste de demandes<\/strong>:<\/p>\n<blockquote><p>Accro\u00eetre sensiblement l&rsquo;intensification durable par l&rsquo;innovation, notamment en d\u00e9veloppant les applications biotechnologiques b\u00e9n\u00e9fiques \u00e0 la productivit\u00e9 agricole et en stimulant le d\u00e9veloppement de cultures r\u00e9sistantes au climat, en \u00e9liminant et en supprimant progressivement les subventions agricoles qui faussent les \u00e9changes, en soutenant la cr\u00e9ation de banques de semences dans les pays en d\u00e9veloppement\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Le manque total de scrupules dans ces n\u00e9gociations est difficile \u00e0 voir. <strong>Nous pensons \u00e0 nos enfants et \u00e0 leurs enfants, aux for\u00eats perdues de l&rsquo;Amazonie, \u00e0 toutes les esp\u00e8ces menac\u00e9es, du microbiome au sorbier, et nous nous demandons comment certains d&rsquo;entre eux peuvent dormir la nuit<\/strong>. Le rapport final du groupe de travail a pr\u00e9sent\u00e9 <strong>un texte cribl\u00e9 de contradictions et de lacunes<\/strong>, apparemment sans issue alors que la COP15 d\u00e9bute aujourd&rsquo;hui. Mais <strong>le CIP continue de faire preuve d&rsquo;optimisme<\/strong>, en promouvant activement l&rsquo;inclusion de l&rsquo;UNDROP et la reconnaissance des paysans en tant que gardiens cl\u00e9s de la biodiversit\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s des peuples autochtones du monde.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">***<\/h2>\n<h3><em><strong>Notes de la COP15: deuxi\u00e8me jour (4 d\u00e9cembre)<\/strong><\/em><\/h3>\n<div>\n<p>Le deuxi\u00e8me jour des n\u00e9gociations finales du groupe de travail avant qu&rsquo;un projet complet du <strong>cadre mondial pour la biodiversit\u00e9<\/strong> ne soit soumis \u00e0 la <strong>COP15<\/strong> s&rsquo;est concentr\u00e9 principalement sur deux domaines cl\u00e9s de pr\u00e9occupation:<\/p>\n<ul>\n<li>comment faire face au d\u00e9veloppement croissant de la <strong><a href=\"https:\/\/foe.org\/projects\/synthetic-biology\/\">biologie synth\u00e9tique<\/a><\/strong> et de <a href=\"https:\/\/twn.my\/title2\/briefing_papers\/twn\/TWB_EHamm_Jul2020_D03.pdf\">l&rsquo;<strong>information de s\u00e9quen\u00e7age num\u00e9riques<\/strong><\/a> (DSI); et<\/li>\n<li>les questions fondamentales de savoir quels types d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8mes doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s en priorit\u00e9 (intacts, menac\u00e9s, les plus vuln\u00e9rables, les plus difficiles \u00e0 restaurer&#8230;).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Alors que la DSI a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e assez rapidement \u00e0 ce que l&rsquo;on appelle le processus des \u00ab\u00a0Amis du pr\u00e9sident\u00a0\u00bb (ce qui signifie qu&rsquo;un nombre restreint de parties n\u00e9gocient le texte \u00e0 renvoyer aux sessions plus larges du groupe de contact), les d\u00e9bats se sont poursuivis autour de la biotechnologie et de la question de savoir si la <a href=\"https:\/\/www.econexus.info\/publication\/gene-drives\">biologie synth\u00e9tique<\/a> ou les <a href=\"https:\/\/www.stop-genedrives.eu\/en\/own-publications\/\"><strong>for\u00e7age g\u00e9n\u00e9tique<\/strong><\/a>\u00a0constituent une modification g\u00e9n\u00e9tique. Les mouvements sociaux, dont <strong>Friends of the Earth International<\/strong>, <strong>ETC Group<\/strong>, <strong>Third World Network<\/strong> et de nombreuses autres excellentes organisations, ont men\u00e9 une campagne vigoureuse en faveur de la <strong>transparence et de la responsabilit\u00e9 dans le domaine de la biotechnologie<\/strong>, notamment en plaidant pour une analyse prospective, une \u00e9valuation et un suivi des nouvelles technologies au fur et \u00e0 mesure de leur apparition. Les cons\u00e9quences potentielles des avanc\u00e9es biotechnologiques, telles que le gene drive, vont jusqu&rsquo;\u00e0 <strong>l&rsquo;extinction totale d&rsquo;esp\u00e8ces consid\u00e9r\u00e9es comme \u00ab\u00a0nuisibles\u00a0\u00bb<\/strong>, telles que les moustiques, qui ne sont pas seulement porteurs de la malaria et d&rsquo;autres maladies humaines graves, mais aussi des acteurs d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8mes complexes qui occupent une niche qu&rsquo;il ne faut pas laisser vacante. En ce qui concerne les priorit\u00e9s en mati\u00e8re de <strong>protection des \u00e9cosyst\u00e8mes<\/strong>, les discussions ont principalement port\u00e9 sur la question de savoir si \u00ab\u00a0tous\u00a0\u00bb les \u00e9cosyst\u00e8mes doivent \u00eatre valoris\u00e9s et prot\u00e9g\u00e9s, et si cette protection doit consister \u00e0 \u00ab\u00a0minimiser les pertes\u00a0\u00bb ou \u00e0 \u00ab\u00a0les conserver tous\u00a0\u00bb, ce qui est plus ambitieux. On a assist\u00e9 \u00e0 un \u00e9change Nord-Sud bien rod\u00e9 qui a commenc\u00e9 avec la cr\u00e9ation de la CDB lors du sommet de Rio en 1992, avec des d\u00e9bats sur ce que signifie prot\u00e9ger \u00ab\u00a0tous\u00a0\u00bb les \u00e9cosyst\u00e8mes lorsque votre pays compte 5 % d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8mes intacts, contre 60 % pour les autres, ce qui a fait ressurgir certains des vieux d\u00e9bats sur les \u00ab\u00a0<strong>responsabilit\u00e9s communes mais diff\u00e9renci\u00e9es<\/strong>\u00a0\u00bb qui reconnaissent que la majeure partie de la biodiversit\u00e9 mondiale se trouve dans le Sud, mais que sa destruction est largement due aux activit\u00e9s du Nord.<\/p>\n<\/div>\n<div>Aujourd&rsquo;hui, nous avons remport\u00e9 une victoire importante, puisque la <a href=\"https:\/\/digitallibrary.un.org\/record\/1650694\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>D\u00e9claration des Nations unies sur les droits des paysans<\/strong><\/a> (UNDROP) a \u00e9t\u00e9 incluse dans le cadre ainsi que la <a href=\"https:\/\/www.un.org\/development\/desa\/indigenouspeoples\/declaration-on-the-rights-of-indigenous-peoples.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>D\u00e9claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones<\/strong><\/a> (UNDRIP), reconnaissant enfin, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces instruments internationaux, que <strong>les peuples autochtones et les paysans sont des d\u00e9tenteurs de droits distincts<\/strong> ayant un int\u00e9r\u00eat direct dans la conservation de la biodiversit\u00e9 et ceux qui ont le plus \u00e0 perdre de la perte continue de la biodiversit\u00e9 et des \u00e9cosyst\u00e8mes sains. C&rsquo;est le travail de certains des militants les plus exp\u00e9riment\u00e9s et les plus chevronn\u00e9s du mouvement, combin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;engagement sinc\u00e8re de quelques Parties qui plaident manifestement en faveur d&rsquo;un cadre transformateur capable d&rsquo;\u00e9loigner le monde de la crise de la sixi\u00e8me extinction de masse, qui a permis de franchir cette \u00e9tape. <strong>Il s&rsquo;agit maintenant de maintenir l&rsquo;UNDROP dans le cadre des n\u00e9gociations finales de la COP15<\/strong>, qui se d\u00e9rouleront au cours des deux prochaines semaines.<\/div>\n<div>La reconnaissance de l&rsquo;UNDROP dans le Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 offre une voie pour <strong>s&rsquo;assurer que les petits exploitants agricoles sont pleinement inclus dans les processus d\u00e9cisionnels de la CDB, ce que l&rsquo;IPC d\u00e9fend depuis que nous avons commenc\u00e9 \u00e0 nous engager avec cette Convention lors de la COP14 en 2018<\/strong>. Elle renforcerait consid\u00e9rablement la solidarit\u00e9 entre ce que la CDB appelle \u00ab\u00a0les peuples autochtones et les communaut\u00e9s locales\u00a0\u00bb, car les \u00ab\u00a0communaut\u00e9s locales\u00a0\u00bb n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 clairement d\u00e9finies et ne sont pas des d\u00e9tenteurs de droits distincts, m\u00eame si la plupart de ceux qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme des communaut\u00e9s locales sont des petits producteurs alimentaires traditionnels. Un exemple frappant est que la plupart des petits producteurs africains ne sont pas officiellement reconnus comme autochtones, mais sont titulaires de droits au titre de l&rsquo;UNDROP, et b\u00e9n\u00e9ficieraient d&rsquo;une plus grande visibilit\u00e9, reconnaissance et protection si l&rsquo;UNDROP \u00e9tait reconnu et soutenu dans le nouveau cadre mondial de la biodiversit\u00e9.<\/div>\n<h2 style=\"text-align: center;\">***<\/h2>\n<h3><em><strong>Notes de la COP15: premier jour (3 d\u00e9cembre)<\/strong><\/em><\/h3>\n<p>Nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 Montr\u00e9al apr\u00e8s quatre longues ann\u00e9es de n\u00e9gociations (beaucoup en ligne \u00e0 des heures peu amicales pour des proportions importantes des participants mondiaux) vers un Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 post-2020 pr\u00eat pour les derni\u00e8res batailles dans la guerre contre les int\u00e9r\u00eats particuliers et les paradigmes bien ancr\u00e9s qui croient que les humains sont s\u00e9par\u00e9s de la Nature. Le travail sur le Cadre a commenc\u00e9 \u00e0 Sharm-al-Sheik en 2018, et les Parties et les observateurs officiels se sont ensuite r\u00e9unis \u00e0 Montr\u00e9al, Rome, Gen\u00e8ve, Nairobi, et maintenant finalement de retour \u00e0 Montr\u00e9al (avec une petite r\u00e9union suppl\u00e9mentaire du \u00a0\u00bb groupe informel \u00a0\u00bb \u00e0 Montr\u00e9al en septembre de cette ann\u00e9e, o\u00f9 un petit nombre de Parties a \u00a0\u00bb rationalis\u00e9 \u00a0\u00bb le texte cauchemardesque entre crochets g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00e0 Nairobi, \u00e0 la consternation de nombreuses Parties qui se sont senties exclues de ce processus). Lors de la s\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re d&rsquo;ouverture, <a href=\"https:\/\/youtu.be\/2vtNiTcq4KA\">la Bolivie a donn\u00e9 le ton en cassant les paradigmes<\/a>, en s&rsquo;opposant aux vues eurocentriques et anthropocentriques du texte, qui s&rsquo;opposent \u00e0 une vue cosmocentrique qui valorise intrins\u00e8quement la Terre M\u00e8re. Il a soulign\u00e9 que les \u00ab\u00a0solutions bas\u00e9es sur la nature\u00a0\u00bb, qui ne valorisent que l&rsquo;aspect \u00e9conomique de la nature et se concentrent sur le paiement des services \u00e9cosyst\u00e9miques, sont incluses dans le projet, mais que les visions du monde non occidentales et non anthropocentriques sont omises. La Bolivie a demand\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que le Cadre reconnaisse les droits de la Terre M\u00e8re et adopte une approche pluraliste qui reconnaisse non seulement les notions dualistes occidentales du foss\u00e9 entre l&rsquo;homme et la nature, mais aussi les cosmologies de la plupart des peuples indig\u00e8nes du monde et de nombreux paysans vivant d\u00e9j\u00e0 en harmonie avec la nature (bien avant la vision propos\u00e9e par le GBF). Un d\u00e9bat s&rsquo;est engag\u00e9 sur le texte dont les parties devraient d\u00e9battre au cours de la semaine \u00e0 venir. Comme mentionn\u00e9 ci-dessus, apr\u00e8s qu&rsquo;une r\u00e9union officielle du groupe de travail (dont toutes les Parties sont membres) \u00e0 Nairobi en juin 2022 ait abouti \u00e0 un texte avec tant d&rsquo;options entre crochets d&rsquo;un sc\u00e9nario apparemment libre de tout conc\u00e9der, une d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise de convoquer un groupe informel (GI) pour \u00ab\u00a0rationaliser\u00a0\u00bb le texte et le pr\u00e9senter \u00e0 Montr\u00e9al. Le groupe informel a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 en tenant compte de la diversit\u00e9 r\u00e9gionale et, soi-disant, de la diversit\u00e9 des points de vue repr\u00e9sentatifs, mais comme nous l&rsquo;avons entendu le premier matin, de nombreuses parties n&rsquo;ont pas eu le sentiment que le groupe refl\u00e9tait cette diversit\u00e9 dans sa constitution ni dans le texte \u00ab\u00a0rationalis\u00e9\u00a0\u00bb qui en a r\u00e9sult\u00e9. Le d\u00e9bat a abouti \u00e0 la d\u00e9cision d&rsquo;entamer les n\u00e9gociations avec l&rsquo;option d&rsquo;examiner \u00e0 la fois les versions de Nairobi et du GI du texte pour s&rsquo;assurer que les questions qui ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9es du texte de Nairobi par le GI puissent \u00eatre r\u00e9ins\u00e9r\u00e9es par les Parties int\u00e9ress\u00e9es. Apr\u00e8s la pl\u00e9ni\u00e8re du matin, nous sommes pass\u00e9s aux groupes de contact pour les parties afin de commencer \u00e0 n\u00e9gocier le texte, et les choses se sont progressivement d\u00e9grad\u00e9es. Bien que les Parties d\u00e9battent depuis plus de quatre ans du contenu du cadre qui guidera les efforts du monde pour arr\u00eater et inverser la perte de biodiversit\u00e9, chaque session donne l&rsquo;impression de ne faire que commencer. Une heure pass\u00e9e sur un paragraphe, des parenth\u00e8ses supprim\u00e9es et de nouvelles ins\u00e9r\u00e9es, et de tr\u00e8s longs d\u00e9bats sur le choix d&rsquo;appeler l&rsquo;une des sessions d&rsquo;introduction les \u00ab\u00a0principes\u00a0\u00bb ou les \u00ab\u00a0pr\u00e9misses fondamentales\u00a0\u00bb (les premiers ont des implications juridiques en mati\u00e8re de responsabilit\u00e9, tandis que les secondes sont faibles et d\u00e9nu\u00e9es de sens), on pourrait \u00eatre pardonn\u00e9 de penser qu&rsquo;il existe une conspiration pour retarder le progr\u00e8s. La session la plus d\u00e9courageante de la premi\u00e8re journ\u00e9e a port\u00e9 sur une clause relative aux principes de sauvegarde des droits des peuples autochtones et des communaut\u00e9s locales lors de la conservation de la biodiversit\u00e9. Heureusement, l&rsquo;importance de soutenir la D\u00e9claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) est pass\u00e9e par plusieurs versions, mais nous n&rsquo;avons pas r\u00e9ussi \u00e0 ce jour \u00e0 faire inclure la D\u00e9claration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) dans le texte, m\u00eame si, aux c\u00f4t\u00e9s de leurs fr\u00e8res et s\u0153urs autochtones, les petits producteurs alimentaires sont les meilleurs gardiens de la biodiversit\u00e9 dans le monde, ce qui devrait \u00eatre reconnu et prot\u00e9g\u00e9 dans le GBF.<\/p>\n<h3><em><strong>Qu&rsquo;est-ce que la COP15 &#8211; le sommet des Nations unies sur la biodiversit\u00e9 ?<\/strong><\/em><\/h3>\n<p>Le Sommet de la Terre de Rio, en 1992, a marqu\u00e9 un tournant dans la reconnaissance mondiale des crises multiples que sont le changement climatique, la perte de biodiversit\u00e9 et la d\u00e9sertification. Il a conduit \u00e0 la cr\u00e9ation de trois conventions cibl\u00e9es des Nations unies, qui organisent r\u00e9guli\u00e8rement des \u00ab\u00a0conf\u00e9rences des parties\u00a0\u00bb, ou COP, afin d&rsquo;\u00e9laborer des strat\u00e9gies, des protocoles, des cadres et d&rsquo;autres accords pour relever ces d\u00e9fis. Trente ans plus tard, les parties \u00e0 la Convention sur la diversit\u00e9 biologique (CDB) se r\u00e9unissent pour la COP15 \u00e0 Montr\u00e9al, apr\u00e8s un retard de plus de deux ans d\u00fb \u00e0 une pand\u00e9mie mondiale due en grande partie \u00e0 la perte continue de biodiversit\u00e9, afin de convenir de ce que certains esp\u00e8rent \u00eatre \u00ab\u00a0l&rsquo;accord de Paris pour la nature\u00a0\u00bb &#8211; le cadre mondial pour la biodiversit\u00e9. Alors que 196 parties se r\u00e9unissent pour d\u00e9terminer de mani\u00e8re conflictuelle\/collective leurs ambitions et leurs engagements en mati\u00e8re de biodiversit\u00e9 mondiale, la soci\u00e9t\u00e9 civile et le secteur priv\u00e9 sont ici en tant qu&rsquo;observateurs qui ont la possibilit\u00e9 de faire des \u00ab\u00a0interventions\u00a0\u00bb dans les discussions, y compris les repr\u00e9sentants des petits producteurs alimentaires, des peuples autochtones et des communaut\u00e9s locales, des universitaires, des ONG, ainsi que des organisations mondiales repr\u00e9sentant les grandes entreprises agricoles telles que CropLife, l&rsquo;organisme de pointe pour les entreprises agrochimiques et biotechnologiques, et bien s\u00fbr les suspects habituels tels que la Banque mondiale. Chantant une chanson famili\u00e8re, l&rsquo;homme des Appalaches Tyson Yunkaporta affirme que \u00ab\u00a0les pays occidentaux donnent l&rsquo;autorit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat et le pouvoir aux entreprises\u00a0\u00bb, et affirme que c&rsquo;est la valorisation par le capitalisme de la terre comme capital, plut\u00f4t que comme source de droit, qui conduit intrins\u00e8quement \u00e0 une destruction \u00e9cologique rampante telle que celle provoqu\u00e9e par l&rsquo;agriculture industrielle coloniale. L&rsquo;impact des \u00e9conomies capitalistes sur l&rsquo;agriculture, ainsi que sur les risques pour les \u00e9cosyst\u00e8mes et la sant\u00e9 publique, est profond\u00e9ment li\u00e9 au r\u00f4le de l&rsquo;\u00c9tat dans les pays r\u00e9gis par des politiques n\u00e9olib\u00e9rales. La production et la consommation alimentaires incarnent notre interrelation avec la nature. Au lieu de mettre en place des politiques et des instruments qui enfermeront davantage de s\u00e9paration entre les humains et le monde plus qu&rsquo;humain, le GBF doit promouvoir une interaction positive entre les pratiques agricoles dans les \u00e9cosyst\u00e8mes g\u00e9r\u00e9s et non g\u00e9r\u00e9s. Cela n&rsquo;exclut pas la conservation qui reconna\u00eet les droits. La n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;int\u00e9grer la gestion des terres agricoles au niveau du paysage &#8211; et la promotion du r\u00f4le de l&rsquo;agro\u00e9cologie dans cette entreprise &#8211; est essentielle pour mettre en \u0153uvre une approche coh\u00e9rente de la conservation.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">***<\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/www.foodsovereignty.org\/fr\/working_groups\/biodiversity\/\">Le groupe de travail sur la biodiversit\u00e9 agricole du CIP<\/a> est sur le point de s&rsquo;envoler pour Montr\u00e9al, afin de participer \u00e0 la 15e Conf\u00e9rence des parties \u00e0 la Convention sur la diversit\u00e9 biologique (CDB COP15) et \u00e0 la derni\u00e8re r\u00e9union du groupe de travail \u00e0 composition non limit\u00e9e sur le cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 apr\u00e8s 2020. En tant qu&rsquo;IPC, nous serons dans la ville canadienne pour <strong>faire entendre la voix des petits producteurs alimentaires lors des n\u00e9gociations et veiller \u00e0 ce que les gouvernements soient conscients de notre lutte politique pour la souverainet\u00e9 alimentaire<\/strong>. La COP15 se concentrera sur la fixation d&rsquo;objectifs mondiaux convenus pour stopper et inverser la perte de \u00ab\u00a0biodiversit\u00e9\u00a0\u00bb &#8211; la vari\u00e9t\u00e9 au sein des esp\u00e8ces d&rsquo;animaux, de plantes, de champignons et m\u00eame de micro-organismes tels que les bact\u00e9ries qui composent notre monde naturel. Cette vari\u00e9t\u00e9 est \u00e9galement fondamentale pour notre survie. Les n\u00e9gociations sur le Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 (CMB), qui poursuit une vision pour 2050 d&rsquo;un monde vivant en harmonie avec la nature, sont dans la phase finale avant son adoption lors de la COP15 de la Convention sur la diversit\u00e9 biologique. Nous allons donc pousser les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s gouvernementaux \u00e0 adopter une approche collective fond\u00e9e sur les droits de l&rsquo;homme, plut\u00f4t que d&rsquo;adopter les fausses solutions promues comme d&rsquo;habitude par le secteur priv\u00e9 et certaines grandes ONG. Ils disent vouloir pr\u00e9server la nature, mais en r\u00e9alit\u00e9, ils proposent des projets qui pourraient entra\u00eener l&rsquo;expulsion massive des communaut\u00e9s locales des zones rurales et des \u00e9cosyst\u00e8mes naturels. Nous sommes convaincus que l&rsquo;humanit\u00e9 fait partie de la toile de la vie et ne peut \u00eatre s\u00e9par\u00e9e de la nature. <strong>Nous proposons donc de trouver de v\u00e9ritables solutions pour la biodiversit\u00e9<\/strong>, capables de restaurer les \u00e9cosyst\u00e8mes tout en favorisant une relation harmonieuse avec les activit\u00e9s humaines. C&rsquo;est pourquoi, en tant qu&rsquo;CIP, nous pensons que <strong>l&rsquo;agriculture industrielle est l&rsquo;un des principaux moteurs de la perte de biodiversit\u00e9<\/strong> et que <strong>son expansion doit \u00eatre stopp\u00e9e<\/strong>. La conversion g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des terres, la perte d&rsquo;habitats et l&rsquo;utilisation excessive de pesticides, entre autres facteurs directs et indirects, affectent et menacent la biodiversit\u00e9 dans les exploitations agricoles et en dehors, avec des cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses pour les \u00e9cosyst\u00e8mes en aval et les \u00e9tablissements humains. Les pratiques agricoles industrielles r\u00e9duisent la biodiversit\u00e9 et donc la fertilit\u00e9 des sols, mena\u00e7ant ainsi l&rsquo;avenir de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle. En cons\u00e9quence, la biodiversit\u00e9 agricole dispara\u00eet rapidement. Il s&rsquo;agit notamment d&rsquo;une gamme de biodiversit\u00e9 essentielle \u00e0 la production alimentaire durable, comme le biote du sol, les pollinisateurs et les semences g\u00e9n\u00e9tiquement diverses. Les syst\u00e8mes industriels d&rsquo;agriculture, de sylviculture et de p\u00eache utilisent des semences, des arbres, des races et des esp\u00e8ces aquatiques homog\u00e8nes et propri\u00e9taires, \u00e9lev\u00e9s scientifiquement et souvent g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s pour inclure des caract\u00e9ristiques limit\u00e9es et utiles \u00e0 l&rsquo;industrie. Ils sont cultiv\u00e9s dans des agro-\u00e9cosyst\u00e8mes simplifi\u00e9s, fortement contamin\u00e9s par des biocides et autres produits agrochimiques. Cette situation fait peser un risque s\u00e9rieux sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale en compromettant la r\u00e9silience de nombreux syst\u00e8mes agricoles face \u00e0 des menaces telles que les parasites, les agents pathog\u00e8nes et le changement climatique. En revanche, la FAO reconna\u00eet que les <strong>Peuples Autochtones et les petits agriculteurs du monde entier sont les v\u00e9ritables gardiens de la biodiversit\u00e9<\/strong> dans l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture, soulignant l&rsquo;urgence de privil\u00e9gier les \u00e9pist\u00e9mologies et ontologies autochtones et paysannes pour pr\u00e9server la biodiversit\u00e9 restante dans le monde. Nous travaillons et travaillerons pour que ces principes soient inclus dans le Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 et nous <strong>nous battrons \u00e0 Montr\u00e9al pour que cela soit clair pour tous les participants<\/strong>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le briefing quotidien de la CIP depuis COP15 Fin de la COP15 La COP15 a failli \u00eatre qualifi\u00e9e de \u00ab\u00a0Copenhague de la biodiversit\u00e9\u00a0\u00bb, une r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9sobligeante \u00e0 la COP 2009 sur le climat, o\u00f9 les parties n&rsquo;ont pas r\u00e9ussi \u00e0 trouver un accord. En fin de compte, un accord a \u00e9t\u00e9 conclu \u00e0 Montr\u00e9al. 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